
La nuit fut encore agitée, pour moi, Patrick, lui a repris du poil de la bête. Le départ est tout de même laborieux. On traine sur la terrasse en regardant les gamins qui passent devant le gite vers l’école. Petit dèj, ligth pour moi, et on décolle doucement. On traverse à deux à l’heure la palmeraie qui est vraiment superbe, les gens nous saluent tout le long.
La piste qui monte pour sortir de la vallée est sympa et offre une belle vue sur le village et la palmeraie. Je pense au TP3 à la descente, faut pas avoir peur.
On prend la route d’Askaoun, un col qui monte à prés de 2000m qui longe de beaux villages de montagne.
Belle piste de montagne avec quelques passages pierreux, des points de vue sur des plateaux d’altitude superbes, on passe le col à 2500m.
On s’arrête dans la descente pour casser la croute, le traditionnel sandwich de pain rond, sardines et vache qui rit. Le ciel s’assombrit, l’orage menace, on a à peine le temps de finir que la pluie tombe. Plus on descend et plus la pluie augmente d’intensité, quand on arrive sur le goudron c’est le déluge, on commence à être habitué.
A Anezal on renonce à la piste et on prend la route jusqu’à Ouarzazate. Les voitures sont bloquées devant les oueds en crue, en attendant que l’eau baisse, de la rigolade pour nous. Dans un cyber café je trouve les coordonnées de Bikers Home, une maison d’hôte tenue par un Hollandais et son épouse marocaine, je sais qu’il a un atelier à disposition des motards.
Une bonne journée, la moto consomme de l’huile et moi mes 10 immodium quotidiens, on a les pieds mouillés et ça caille, à part ça tout va bien.