
Les photos de la journée
Départ à 7h00, toujours pas d’électricité ni d’eau on abandonne lâchement Samir et ses amis à leur sort, tous les gens avec qui nous avons parlé ne rêvent que d’une chose, venir en Europe, qui représente l’eldorado pour eux, avec une préférence ces derniers temps pour l’Espagne, vu les conditions de vie et les perspectives on peut comprendre.
Sur ces pensées on reprend la route direction Beni Tadjite qui était notre destination de la deuxième étape, mais vu le village et vu l’accueil que l’on a reçu, Talsinnt c’était bien mieux. On prend la piste direction le col de Belkhacem. C’est bien gras et encore humide, si l’on avait pu partir de Talsinnt la veille je pense que l’on aurait bien galéré sous la pluie. La piste est facile à suivre, c’est tout droit avec de temps en temps des lits d’oued et des ravinements à franchir, puis arrive le fameux col de Belkhacem, Le coté nord ne pose pas de problème, par contre la descente de l’autre coté est un peu plus raide.
De belles marches avec de grosses pierres, deux épingles, il faut rester concentrer mais rien de difficile (pas de photos dommage).
Puis la N10 qui longe l’oued Guir, et l’on peut voir les dégats des innondations. La rampe d’accés au pont qui franchit l’oued en direction de Errachidia a été emportée et les engins sont en train de la refaire, le café à l’intersection semble avoir subit de gros dégats, les fondations sont à nues.
On va jusqu’à Boudnib pour refaire les pleins. Il n’y a plus de station depuis lurette, la seule possibilité c’est de l’essence en bidons, on trouve rapidement la "boutique", demande le prix, 150 dirham, oups il y a inflation dans le sud. On n’a fait que 100 km on n’a donc besoin que de 5 l chacun on ne va pas chipoter, il n’y a pas d’autre choix et le ‘’pompiste’’ le sait bien.
Des jeunes nous disent que l’on ne peut pas franchir l’oued, il y a trop d’eau, on va bien voir.
On va jusqu’à Boudnib pour refaire les pleins. Il n’y a plus de station depuis lurette, la seule possibilité c’est de l’essence en bidons, on trouve rapidement la "boutique", demande le prix, 150 dirham, oups il y a inflation dans le sud. On n’a fait que 100 km on n’a donc besoin que de 5 l chacun on ne va pas chipoter, il n’y a pas d’autre choix et le ‘’pompiste’’ le sait bien.
Des jeunes nous disent que l’on ne peut pas franchir l’oued, il y a trop d’eau, on va bien voir.
En effet, il y a beaucoup d’eau, on cherche un passage, on repère à pied et après une demi-heure d’essais infructueux et les pieds mouillés on abandonne.
On décide donc de prendre la route d’Errachidia et de rejoindre Erfoud par la route. On reprend le goudron et traverse le pont en réfection. S’infuser 150 bornes de goudron, voire plus si on va à Merzouga comme prévu, surtout après une journée de farniente, ne m’enchante qu’à moitié.
Après le pont, une piste tire vers le Sud Est en direction donc de la piste que l’on voulait faire. Je propose à Patrick de tenter le coup, on verra bien. Yallah on enquille.
La piste disparait rapidement après la traversée de ce qui doit être un lit d’oued mais sec. On continue en hors piste au GPS, ce n’est pas tout plat, il y a des trous et des bosses, mais makkach mouchkil ça passe sans soucis (c’est là que l’on ne regrette pas de ne pas avoir de 4x4 suiveur). Et au bout d’un demi heure on finit par tomber sur la piste.
Après le pont, une piste tire vers le Sud Est en direction donc de la piste que l’on voulait faire. Je propose à Patrick de tenter le coup, on verra bien. Yallah on enquille.
La piste disparait rapidement après la traversée de ce qui doit être un lit d’oued mais sec. On continue en hors piste au GPS, ce n’est pas tout plat, il y a des trous et des bosses, mais makkach mouchkil ça passe sans soucis (c’est là que l’on ne regrette pas de ne pas avoir de 4x4 suiveur). Et au bout d’un demi heure on finit par tomber sur la piste.
C’est tout droit pendant presque 20 km, la piste longe une falaise, puis on arrive dans une zone de petits canyons et ravins creusés par les eaux qui imposent de tours et des contours, c’est assez sympa à rouler, on jardine un peu, fait demi-tour et finit par trouver la sortie.
On descend ensuite sur une vaste étendue plane avant de tirer plein Est en direction de l’Algérie pour contourner une barrière rocheuse et revenir ouest sud ouest vers l’Erg Chebbi.
On descend ensuite sur une vaste étendue plane avant de tirer plein Est en direction de l’Algérie pour contourner une barrière rocheuse et revenir ouest sud ouest vers l’Erg Chebbi.
On arrive en vue de l’erg, en 10 ans, les hôtels ont poussé tout le long, le village de Merzouga a explosé, on ne reconnait rien. On fait le plein d'essence, (pas vu de station depuis Nador), en bidon encore. Passage devant Ksar Sania, le premier hôtel implanté là par un couple de français ou nous avions dormi il y a 10 ans, c’est la désolation, il a été en partie détruit par les inondations en 2006 et ravagé par la dernière inondation, on n’ose même pas s’arrêter. Stop au dernier hôtel sur la route de Taouz.
Bonne journée, par contre les nouvelles ne sont pas bonnes, la piste pour Zagora après Taouz est impraticable, l’oued Rheris déborde et personne n’est passé depuis des jours.
On verra bien demain